14/10/2011
Quand l'E-santé Humanise le soin du patient
Ce 13 octobre 2011 aura marqué les esprits du Campus La Salle Saint Christophe et de son Directeur Georges Belmonte. En effet nous avons eu l’honneur d’échanger avec le Professeur Louis Lareng (Fondateur du SAMU) dans le cadre de la préparation au colloque e-Santé qui aura lieu le 19 octobre prochain à l’amphithéâtre de l’établissement.
Tout a commencé en 1967 Louis Lareng jusque là Professeur d’Anesthésie et Réanimation a compris que l’accidenté avait besoin de soins «au pieds de l’arbre» et n’avait pas nécessairement le temps de franchir les murs blanc d’un bloc opératoire.
Mais à ce propos quel bloc opératoire et dans quel hôpital ? Celui de Toulouse, d’Agen ou de Bordeaux ? On prêterait à penser que l’établissement de Santé le plus proche est le mieux mais il n’en est rien il faut se rendre chez le spécialiste de la pathologie.
«Le SAMU une régulation aux soins»
25 ans plus tard nous commençons à diagnostiquer sur place et transmettre la voix, les données et les images : c’est le début de la télé-médecine en France elle permet d’apporter du soin là ou la distance et l’isolement sont un facteur critique. Cette technologie révolutionnaire va démystifier et désengorger les hôpitaux aux senteurs d’éther(nité). Le maître mot du Professeur est de «rapprocher le soin du patient» tout en gardant une qualité optimale pour chacun des usagers qu’il soit de Masseube, de Toulouse ou d’ailleurs.
Le concept développé par le GCS (Groupement de Coopération Sanitaire Télésanté Midi Pyrénées) au sein de l’A.R.S n’est plus de se déplacer vers l’information mais de déplacer l’information en temps et lieu voulus.
L’information est partagée entre tous les acteurs : patients, professionnels de santé et aidants familiaux. Ces derniers jouent un rôle primordial sur les aspects préventifs et préservent la santé mentale du patient. «Inutile de rester chez soi, il faut rester dans son quartier» martèle le Professeur Lareng qui insiste grandement sur la place du patient auprès des siens au sens large du terme (famille, amis, connaissances). L’hôpital est en pleine mutation, la télémédecine est une «simple» et complexe composante de la médecine mais elle ne substitue en rien ni le coeur, ni les mains expertes d’un praticien, d’une infirmière ou autre professionnels de Santé il est juste possible que ces métiers tendent vers un développement de compétences et ainsi préparer à aider les aidants dans l’approche gestuelle, psychologique et affective du «papa ou de la maman» atteint de la maladie.
Lionel Fauthoux
Responsable Communication & Qualité




